Problèmes de thyroïde : quels compléments alimentaires naturels employer ?

Les dysfonctionnements thyroïdiens provoquent des perturbations au niveau du métabolisme, du système nerveux, respiratoire, cardiaque et digestif. Il existe deux sortes de problèmes thyroïdiens : l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Pour les soigner, un traitement hormonal peut être mis en place. Vous pouvez aussi opter pour des remèdes naturels comme la phytothérapie et l’homéopathie. Réputés pour être moins agressifs, ces traitements à base de plantes sont également efficaces pour réguler le taux d’hormones thyroïdiennes.

Ce qu’il faut savoir sur la thyroïde

La thyroïde est une glande en forme de papillon qui se trouve à la face antérieure du cou, en dessous du larynx et en face de la trachée. C’est une glande endocrine, qui libère directement les hormones qu’elle synthétise dans la circulation sanguine, sans passer par un canal excréteur. Elle sécrète les hormones thyroïdiennes : la T3 ou tri-iodothyronine et la T4 ou tétra-iodothyronine ou thyroxine, qui jouent un rôle primordial dans le fonctionnement de l’ensemble des cellules de l’organisme. Elles agissent sur le métabolisme, les tissus musculaires, le système nerveux et le tube digestif. La T4 constitue 80 % des hormones sécrétées par la thyroïde. Sa forme libre, c’est-à-dire non liée aux protéines, permet d’évaluer le fonctionnement de la glande. Une fois libérée dans la circulation sanguine, la T4 est convertie en T3 au niveau du foie, des muscles et du rein pour pouvoir agir sur les cellules. En effet, la T3 est la véritable hormone régulant le métabolisme basal. Elle représente les 20 % restants de la sécrétion thyroïdienne. La production de ces deux hormones est régie par l’hypothalamus, qui libère la TRH ou Thyrotropin Releasing Hormone, laquelle stimule la sécrétion par l’hypophyse de la TSH ou Thyroid Stimulating Hormone (thyréostimuline). Le taux de TSH diminue lorsque celui des hormones est élevé. Ainsi, une supplémentation en hormones est parfois nécessaire en cas de perturbation du fonctionnement de la glande thyroïde. L’alimentation joue également un rôle important. De nombreux compléments alimentaires constituent d’excellents alliés pour remédier aux problèmes thyroïdiens. Pour en savoir plus, cliquez ici.

Comment se manifestent les dysfonctionnements thyroïdiens ?

Les perturbations du fonctionnement de la thyroïde se manifestent sous différentes formes, dont une augmentation du volume de la glande, appelée goitre. Un goitre volumineux peut provoquer des difficultés respiratoires, une affection des cordes vocales, une sensation de gêne ou de blocage lors de la déglutition. Un déficit en hormones thyroïdiennes, appelée hypothyroïdie, se traduit par un ralentissement du métabolisme, comme dans la maladie de Hashimoto ou d’autres formes de thyroïdite. La personne atteinte d’hypothyroïdie manque d’énergie, se sent frileuse, prend du poids même si elle mange peu, est irritable. Elle peut aussi présenter des crampes, des douleurs aux articulations, des cycles menstruels irréguliers, une constipation, une dépression, un rythme cardiaque ralenti… En revanche, en cas d’hyperthyroïdie, tout est accéléré. Le patient est sujet à des transpirations excessives, un rythme cardiaque rapide avec des palpitations, une insomnie, une crise de panique, des sautes d’humeur, une perte de poids malgré un appétit accru, des diarrhées…

Pourquoi utiliser des compléments alimentaires naturels pour traiter les problèmes thyroïdiens ?

L’iode, le sélénium et le zinc sont des oligoéléments indispensables au bon fonctionnement de la thyroïde. Les compléments alimentaires naturels sont plus doux que les traitements médicamenteux classiques. Ils ne provoquent pas d’effets secondaires et peuvent être pris sur le long terme, sans aucun danger. Toutefois, en cas de perturbation de la fonction de cette glande endocrine, une surveillance des taux sanguins d’hormones thyroïdiennes doit être effectuée régulièrement. Des hormones peuvent alors être administrées à vie. Les compléments alimentaires naturels permettent non seulement de réduire l’intensité des symptômes de la maladie, mais également de minimiser le risque d’échec des traitements médicamenteux, et donc de chirurgie ou d’irradiation à l’iode radioactif.